← Retour à la liste

 Arrêt 4A_454/2025 du 3 mars 2026

Droit des contrats · Poursuite de la relation commerciale, service de base

 Lire l'arrêt

En bref

Cet arrêt confirme que PostFinance, en tant qu'entité chargée du service universel pour les paiements en Suisse, ne peut pas refuser unilatéralement l'ouverture ou le maintien d'un compte bancaire au seul motif que le client est visé par des sanctions étrangères (ex: OFAC américain). Le Tribunal fédéral (TF) précise que les exceptions à cette obligation de contracter (art. 45 VPG) doivent être interprétées de manière stricte : la banque doit prouver concrètement qu'une relation d'affaires entraînerait un coût disproportionné ou un risque réel de dommages juridiques ou de réputation graves. La simple existence de sanctions étrangères ne suffit pas à justifier une exclusion automatique.

Faits

Un ressortissant russe, résident en Suisse, a vu son compte auprès de PostFinance résilié peu après son ouverture. La banque a justifié cette décision par le fait que le client figurait sur des listes de sanctions aux États-Unis et au Royaume-Uni (bien qu'il ne soit pas sanctionné en Suisse). PostFinance a invoqué une exception à son mandat de service universel, arguant que le maintien de cette relation présentait des risques juridiques et financiers trop élevés. Le client a saisi la justice pour obtenir le maintien de sa relation bancaire. Le tribunal cantonal a donné raison au client, et PostFinance a porté l'affaire devant le Tribunal fédéral.

Droit

Le Tribunal fédéral rejette le recours de PostFinance en s'appuyant sur les principes suivants :

Référence : Arrêt du Tribunal fédéral 4A_454/2025 du 3 mars 2026.

← Retour à la liste des arrêts

 Ce résumé est fourni à titre indicatif, sur la base d’une génération automatisée. Il vise à faciliter la compréhension rapide mais ne remplace pas la lecture de l’arrêt complet.